Ciel et Saint-Maurice-en-Rivière

En 1420, les habitants de Ciel et de Saint-Maurice par lettres du 24 octobre, s’adressèrent à leur seigneur Humbert DE LUYRIEUX** seigneur de la Cueille. Ils lui représentèrent que la servitude de mainmorte dont ils étaient grevés, les plaçait dans une condition inférieure à celle de leurs voisins et qu’elle empêchait le mariage de leurs enfants, et partant, qu’elle amenait la dépopulation du lieu. Ils lui demandèrent de retourner à pure liberté et ingénuité et franchise romaines, moyennant bien entendu, augmentation du montant ordinaire des tailles. Humbert accueillit leur supplique et considérant que de droit naturel les hommes naissent francs, et leur remit et quitta la mainmorte et les restitua eux et leur postérité « à pure ingénuité et franchise, comme frans citiens de Rome, sauf à lui et à ses successeurs, tous obsèques, révérences et obéissance, que liberté doit prester et porter à son patron ».

la taille est abonnée à 58 francs, dont le cinquième appartiendra au Duc, et enfin, les corvées de bras, de charrettes et de charrues sont maintenues, ainsi que la redevance d’une geline à carême prenant. Cette charte fut confirmée par lettres patentes du duc Philippe le Bon, donnée à Dijon le 30 juin 1122.

** Humbert de LUYRIEUX était fils de Guillaume de LUYRIEUX chevalier, et de Jeanne de SAINTE CROIX fille d’Etienne DE SAINTE CROIX et d’Alix DE VERDUN.

Source : Gallica – bibliothèque Nationale – chartes de communes d’affranchissement en Bourgogne

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