Réjouissances à Mâcon

Le Marquis d’ENTRAGUES, Comte de Saint Trivier, lieutenant général en Bourgogne, et gouverneur de Mâcon, remit le 17 février 1660 à Emilian TUPPINIER premier échevin, une lettre du Roi adressée aux échevins de Mâcon et joint à la lettre, un acte contenant publication de la paix entre la France et l’Espagne.

 » De par le Roy,

« Chers et bien amez. Chacun sçait qu’à nostre advènement à la Couronne, la France estoit en guerre avec l’Espagne, que les principaux soins de la Reyne nostre très honorée dame et mère pendant nostre minorité, ont esté de procurer la paix à nos peuples et à toute la chrestienté ; et que depuis nostre majorité nous n’avons rien ob..is de qui estoit en nostre pouvoir pour faire réussir ce dessein, qui auroit esté rendu inutile par les troubles et divisions excités dans nostre Estat ; toutefois ayant pleu à Dieu de nous donner les succez que nous pouvions espérer tant pour le restablissement de la tranquillité dans nostre royaume, que pour la réputation de nos armes au dehors, nous avons pour reconnoissance  de tant de bénédictions, poursuivi avec plus de chaleur qu’auparavant la conclusion de la paix, et ayant esté fait des ouvertures d’une conférence pour cet effet du costé des Pyrénées, nous y avons envoyé nostre très cher et très amé cousin le Cardinal MAZARINI, avec tout pouvoir de la conclurre, ce qu’il a fait avec tant de zèle, de prudence et de conduite, qu’il a non seulement arresté et signé le traicté de paix entre cette couronne et celle d’Espagne, mais aussi nostre contract de mariage avec nostre très chère et très amée cousine la sérénissime infante d’Espagne, affin d’establir plus solidement et de durée, un ferme et asseuré repos ; et comme ce grand ouvrage est important à nos sujets, et que nous désirons qu’ils en ayent connoissance, Nous vous faisons cette lettre pour vous mander et ordonner qu’aussi-tost que vous l’aurez receu, vous ayez à faire faire la publication de l’acte cy-joint dans les endroits ordinaires et accoustumez de nostre ville de Mascon, Assister au Te Deum qui se chantera en la principalle église d’icelle, y faire faire ensuite des feux de joye, tirer le canon qui est en vostre pouvoir, et en outre donner toutes les marques de réjouissance que la chose requiert, si n’y faites faute, car tel est nostre plaisir. Donné à Aix le troisième jour de février 1660.

« Louis »

Source : « Gallica » – Bibliothèque Nationale – annales de l’académie de Mâcon – 1885

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