Chronique de Dennevy 2/5

Cette année 1723 a été d’une sécheresse extraordinaire en telle sorte que depuis le mois de mars jusqu’au mois de février de l’année suivante, la plupart des puits et fontaines ont été taris, les rivières presque sans eau ; les moulins ne meulant que très difficilement, les bateaux ne pouvaient aller ; les forges ne pouvaient travailler de telle manière que le fer a vallu jusqu’à huit sols la livre. On n’a presque absolument point recueilli de foin ; la moisson cependant a été encore assez bonne ; et la vendange très abondante et des plus belles qu’il y ait jamais eu.

cette année (1724) a encore été excessivement chaude et sèche en sorte que depuis le mois d’avril jusqu’au mois de décembre à peine a t-on pu moudre… (taches). Très peu de grain et beaucoup de vin. Le seize décembre de cette même année sur les quatre heures du soir après beaucoup de neige et de gelées les jours précédents il se forma dans l’air une nuée qui produisit plusieurs éclairs et coups de tonnerre très forts suivis de beaucoup de grêle.

Cette année (1728) a été fort sèche et extrêment chaude depuis le commencement de mars jusqu’à la my décembre. Il n’a presque point amené la pluye, on ne pouvait moudre presque pas ; toute la moisson a cependant été suffisament abondante à la récolte des tremis qui ont manqués pour la plus grande partie à cause de la sécheresse et de la chaleur. La vendange a été assez copieuse et les vins bons.

à suivre….

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