Chronique de Dennevy 5/5

Eglise de Dennevy1738 – L’hiver a été fort long mais n’a fait aucun mal. Le mois d’avril fréquent en tonnerre. Le ler de May à 2 heures après minuit, la neige a commencé en abondance et n’a cessé de tomber qu’à 8 heures du matin. Le reste de la journée aussy froid qu’aucune journée d’hiver. Moisson assez bonne, vendange médiocre

Cette année, j’ai fait planter dans une place proche le ruisseau derrière mon jardin, laquelle place en faisait partie, cy devant un noyer pour le profit de la cure

1739 – Cette année l’hyver a été assez doux, peu de neige et peu de gelées. Les pluies fréquentes et froides ont été cause que le Morvand et le Charrolais ont manqué de grains ce qui a rendu le seigle aussy cher que le froment. Pour le pays, la moisson a été assez bonne, la vendange abondante.

1740 – Cette année la gelée commence le 6e janvier à 4 heures après minuit, les neiges vinrent le 7e , elles ont duré jusqu’à la fin de mars. Touttes les vieilles vignes ont été gelées. Avril may n’ont donné que quelques jours de chaleur, presque tous les matins, gelées blanches. Le 18e may, la moitié des jeunes vignes gelées. L’été humide et froid, l’automne très froid. Une forte gelée le prit sur la fin de septembre jusqu’à la Toussaint ; les raisins n’ont pû murir, on a vendangé par la gelée sur la fin octobre. A la fin de novembre et en décembre, la plupart des cuves n’étaient point tirées. Le vin n’a eu ny couleur ni force ny maturité. On peut dire cette année perdüe. Le bled a vallu toujours 3 livres la mesure.

Ainsi s’achève la chronique du curé LENOIR à Dennevy, bien qu’il exerce jusqu’en mars 1747.

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