Donation pieuse de Louis-Bernard QUARRÉ

Le 30 octobre 1683, donation pieuse de Louis-Bernard QUARRÉ, prêtre, chantre et chanoine de Saint-Vincent.

Il était le fils de Claude QUARRÉ, conseiller du Roy aux baillage et chancellerie de Chalon, décédé le 27 novembre 1669, et de dame Philiberte PERRAULT. Ses frères étaient : 1° Abraham QUARRÉ conseiller du Roy au parlement de Dijon et commissaire aux requêtes du Palais – 2° Jean QUARRÉ, maître ordinaire en la chambre des comptes de Dijon, et époux de Philiberte PONSARD

« J’ordonne que mon corps soit inhumé dans le petit cloître à l’entrée de la porte qui est auprès du grillage de fer par lequel on entre dans le grand cloître ; ordonnant qu’il n’y ait pour toutes lumières que douze torches portées par douze pauvres ; la dépense étant mieux employée à soulager les pauvres.

« Je prie encore Messieurs les vénérables du chapitre de Saint-Vincent de vouloir accepter la somme de sept cents livres pour la fondation à perpétuité d’un anniversaire avec les Vigiles le soir, à l’instar de celuy de M. Cyrus de THYARD, évesque de Chalon, lequel se célèbrera le jour de mon décès chaque an pour le repos de mon âme.

« Je donne et lègue à Messieurs les directeurs des aumônes de la chapelle Notre Dame de Pitié érigée dans l’église Saint-Vincent par le compte que j’ai rendu à M. l’archidiacre NIQUEVARD, qui peut se monter à deux cents livres, comme encore je leur donne la somme de deux cents livres, ce qui fait quatre cents livres, pour être employées à la décoration de la dite chapelle

à la paroisse de Saint-Vincent : cinquante livres pour la décoration de leur autel

aux pauvres prisonniers du Chastelet de cette ville : cinquante livres pour être employée à leur soulagement

à Messieurs du chapitre de Saint-Georges, deux cents livres pour la célébration d’un anniversaire pour le repos des âmes de mes père et mère

Au séminaire établi chez Messieurs les Pères de l’Oratoire de cette ville, tous les livres que je peux avoir au jour de mon décès, pour être à l’usage des ecclésiastiques du séminaire du diocèse. Prie encore Messieurs de l’Oratoire de recevoir la somme de cent livres pour une fois, à condition de dire seulement cinquante messes pour les âmes du purgatoire

A la congrégation des Dames de la Miséricorde de cette ville : mille livres pour être employées au soulagement des pauvres honteux et nécessiteux

aux RR. Mères Religieuses Carmélites et aux RR. Mères Religieuses de la Visitation de Sainte-Marie : à chacune des deux maisons deux cents livres pour la décoration de leur église.

Aux Pères Jésuites du collège de Chalon : deux cents livres pour une fois seulement

Aux Religieux Minimes, Carmes, Capucins et Cordeliers de cette ville, aux Dames religieuses de Lancharre, de Saint-Dominique : cent livres chaque pour une fois seulement, à charge de dire chacune maison trente messes.

Je prie messieurs les magistrats et directeurs de l’hôpital des malades de cette ville de vouloir accepter la fondation d’un lit dans l’une des salles qui est la plus propre et la plus commode du dit hôpital pour y recevoir les prestres habitués et enfants de chœur de l’église cathédrale de cette ville ou autre de la dite église. A leur défaut aux pauvres prestres du diocèse ou étrangers qui pourraient tomber malades dans la dite ville. Sur le dit lit sera posée une image en relief de Saint Vincent. Pour la dotation duquel lit je veux et ordonne qu’il soit payé pour une fois la somme de trois mille six cents livres.

Source : Mémoires de la société d’histoire et d’archéologie de Chalon – 1910

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