Donation pieuse de Michel BOISSELIER

Le 1er août 1692, donation pieuse de Michel BOISSELIER chanoine en l’église cathédrale Saint-Vincent de Chalon.

Sa sœur Bénigne BOISSELIER était l’épouse de Bénigne CLERGUET conseiller du roy, grénetier au grenier à sel de Chalon. Son neveu Claude BOISSELIER était conseiller du roy et procureur général au bureau des finances de Bourgogne et Bresse, sa nièce Claire BOISSELIER était l’épouse de François BOURDIN notaire royal à Louhans.

« J’ai élu ma sépulture en l’église cathédrale Saint-Vincent de Chalon, au chœur d’icelle et au lieu où est inhumé feu vénérable Jean BOISSELIER, chanoine dans la dite église, mon frère… voulant qu’après mon décès et pendant l’année de mon obit il me soit dit et célébré chaque jour une messe basse pour le repos de mon âme… la somme de quatre cents livres soit donnée aux quatre couvents de mendiants du dit Chalon, savoir aux RR.PP. Carmes, Cordeliers, Minimes et Capucins, à chaque couvent cent livres à la charge de me faire dire, par les religieux du dit couvent, cent cinquante messes basses…

Après mon décès, il soit donné, par mon héritier, cinquante livres aux Dames de la Miséricorde du dit Chalon… comme aussi pareille somme de cinquante livres pour être distribuées aux autres pauvres qui en auront plus de besoin.

« Je donne et lègue à Messieurs les Vénérables doyen, chanoines du chapitre Saint-Vincent la somme de douze cents livres pour être employée à boiser le fond du chœur ou à faire des ornementations pour le grand autel.

« Donne et lègue à la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié de Saint-Vincent cinq pièces de tapisserie.

« Donne et lègue à la Charité nouvellement establie dans le faubourg Sainte-Marie du dit Chalon, la somme de deux mille livres, laquelle sera mise à intérêts, désirant que les arrérages qui en proviendront tous les ans soient employés à soulager les pauvres malades de la dite Charité.

En plus, le chanoine BOISSELIER avait par acte reçu chez BÉRARD notaire le 25 avril 1686, fondé un lit à l’hôpital de Chalon pour y recevoir les pauvres ecclésiastiques de Saint-Vincent de préférence à tous les autres.

Source : Mémoires de la société d’histoire et d’archéologie de Chalon – 1910

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