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Le journal de nos aïeux - Avant le XIe siècle...
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La première épidémie dont on retrouve la trace, fut une épidémie de peste qui traversa notre région. Venue de Lombardie, elle dévasta la Bourgogne puis gagna l'Allemagne où elle sévit jusqu'en 546.

Peu de temps après, en 567, le fléau s'abattait à nouveau sur la France. Saint Grégoire-de-Tours en a fait un récit pathétique. Chalon et Dijon, écrivait-il, furent fortement dépeuplées par cette maladie.


De Bibacte à Autun
IIe siècle av. J.-C

L'occupation du site du mont Beuvray remonte au néolithique. Au IIe siècle av. J.-C., un peuple celtique, les Éduens, peuple important de la Gaule, qui était établi entre la Loire et la Saône ; eut pour capitale Bibracte.

Bibracte l'ancienne ville de Gaule, capitale des Éduens, située sur le mont Beuvray, ou Jules César vainquit les Helvètes, (en 58 av. J.-C) venus de l'actuel Plateau suisse, et les expulsa vers leur pays. Après la conquête romaine, elle fut abandonnée pour Autun. (Augustodunum)

À partir des trouvailles anciennes et de quelques éléments des fouilles récentes, le guide archéologique de Bibracte retrace l'histoire de cet oppidum "de loin le plus grand et le plus riche des Eduens" selon César, où Vercingétorix fut élu en 58 av. J.-C. chef des armées gauloises, et décrit clairement quelle en a été l'organisation : quartier artisanal, quartier des résidences (maisons des druides et des chevaliers) quartier cultuel et grande aire réservée au marché.

Les fouilles des prochaines décennies compléteront les connaissances déjà acquises sur ce site.


Cluny

En 909, Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, fit don de la ville de Cluny à Bernon, abbé de Beaume-les-Messieurs (Jura), pour qu'y soit fondée une abbaye. Celle-ci, comme le stipulait la charte de donation, dépendait directement du pape, échappant ainsi à toute ingérence du pouvoir temporel. La règle fut celle de saint Benoît ; les moines se consacraient à la prière, au travail intellectuel, à la prédication, pratiquaient l'aumône et donnaient une place importante à la célébration de l'office divin. L'ordre s'étendit et essaima dans toute l'Europe, et son audience devint primordiale, grâce à l'action de ses saints abbés: Mayeul (948-994), Odilon (994-1049) et Hugues (1049-1109). Au XIIe s., marqué par l'influence prédominante de l'abbé Pierre le Vénérable, l'ordre comptait 1 184 monastères, dont 883 en France, 99 en Allemagne et en Suisse, 44 en Angleterre. Son prestige était considérable et sa richesse provoqua les critiques de saint Bernard. Au XIVe s., malgré des velléités de réforme, l'ordre déclina, et finit par disparaître en 1790.


Mâcon

Mâcon, l'une des principales villes des Éduens avant l'invasion de César en Gaule, devint sous les Romains l'important Castrum Matisconense : de nombreuses inscriptions, statuettes, monnaies, etc. témoignent de sa grandeur à cette époque. La ville, prise et reprise par les Barbares, fut, de 536 à 1790, le siège d'un évêché, fondé par Childebert rapportant d'Espagne les reliques de saint Vincent, dont il donna une partie à la nouvelle cathédrale. Ce fut, à l'époque féodale, le chef-lieu du pagus Matisconensis qui constitua au IXe siècle un puissant comté dont les possesseurs se partagèrent avec les moines de Cluny presque tout le Mâconnais; les habitants reçurent quelques franchises au XIIIe siècle. Le fief fut vendu en 1239 à Saint Louis. En 1435, Charles VII le céda au duc de Bourgogne, Philippe le Bon. Louis XI le réunit de nouveau à la couronne.


Charolles

Ancienne capitale et centre du Charolais, Érigé en comté en 1316, le pays suivit ensuite les destinées de la Bourgogne ducale, jusqu'en 1493 ; il passa alors aux Habsbourgs, puis à la famille de Condé (1684), avant de revenir définitivement à la France, en 1761.


Autun

Fondée sur un terrain vierge au Ier siècle av. J.-C. sous le règne d'Auguste, selon un plan d'urbanisme typiquement romain, Autun conserve encore entre ses murs et dans ses environs un théâtre (l'un des plus grands de Gaule), les restes d'un rempart long de 6 km, percé de portes monumentales (deux d'entre d'elles, la porte d'Arroux et la porte Saint-André sont en très bon état de conservation), un mausolée et les vestiges impressionnants d'un temple, le temple de Janus (24 m de haut).

Après avoir remplacé Bibracte comme capitale des Éduens, l'Augustodunum des Romains, carrefour de voies romaines, fut dévastée par le prétendant gaulois à l'Empire, Tetricus (269), puis par les Huns, (451) et fut prise par les Francs (486). Plus tard, la ville devint le siège d'un comté carolingien, puis passa à la maison féodale de Nevers, à celle de Bourgogne (1435) et fut réunie enfin au domaine royal en 1477.


Beaujolais

Fief des sires de Beaujeu du Xe au XIIe siècle, le comté de Beaujolais passa en 1265 aux comtes du Forez, puis fut légué en 1400 à la maison de Bourbon. Il fut rattaché à la couronne de France en 1531 et rendu aux Bourbon-Montpensier en 1560. La Grande Mademoiselle V. Montpensier le légua en 1693 à Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, et à ses descendants.



Bourgogne Franque
-    Limites de 843
::::   possessions directes ou vassales du Duc en 1032


936 : Hugues Le Grand devient duc de Bourgogne.
937 : Invasion des Hongrois.
981 : Réforme de Saint-Bénigne de Dijon.

Chalon

Chalon, place forte des Éduens choisie par Jules César comme entrepôt de vivres (Cabillonum), fut christianisée par saint Marcel, qui fut martyrisé aux portes de la ville en 177. Conquise par les Francs sur les Burgondes en 534, elle devint, à la fin du VIe siècle, la capitale du roi Gontran lors du partage de 567 avec son frère Sigebert et son demi-frère Chilpéric. À l'époque féodale, Chalon appartint à des comtes particuliers, mais en 1237, elle fut échangée, entre les mains du duc Hugues IV de Bourgogne, contre différents fiefs dans le Jura, entre autres Salins, par Jean, dont les descendants conservèrent le nom de Chalon. Elle demeura dans le duché de Bourgogne jusqu'en 1477, date à laquelle elle fut rattachée au domaine royal. Son évêché subsista jusqu'en 1790.

En 1814, Chalon s'illustra par sa résistance contre les Autrichiens, méritant de devenir ainsi une des premières villes décorées de la Légion d'honneur. En 1944, les Allemands, au cours de leur retraite, firent sauter les trois ponts sur la Saône.


Tournus

La ville reçut, à l'époque romaine, une ceinture de remparts dont on a retrouvé des vestiges. Tournus est mentionnée en l'an 177, sous le nom de Trenorchium, dans les Actes du martyre de saint Valérien, qui y souffrit pour sa foi. Sur le tombeau du héros chrétien et sous son vocable fut fondé un monastère. En 836, les moines de Noirmoutier, par crainte des Normands, partirent avec les reliques de saint Philibert, et, en 875, finirent par les établir à Tournus ; dès lors, le monastère prit le vocable de ce saint.

Tournus fut le siège de deux conciles (949 et 1115). Après s'être constituée, au XIIe ou XIIIe siècle, en abbaye bénédictine, l'abbaye devint une collégiale en 1627 ; elle perdit son titre abbatial en 1785.

En 1815, Napoléon Ier décora la ville de la Légion d'honneur pour sa vaillante résistance contre les troupes autrichiennes du général Bubna (23 janvier 1814).

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