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Le journal de nos aïeux - XIe siècle
1003 : Mort d'Henri 1er et guerre de succession de Bourgogne.

MACON

Un aubergiste assassine 48 personnes pour alimenter sa table. Peu après le commencement du XIe siècle, c'est la famine avec la grande épreuve de 1030-1033. De cette tragique époque on a gardé le souvenir de cet aubergiste mâconnais qui assassina 48 personnes pour alimenter sa table. Dans son Histoire de France, Mezeray a rapporté que l'on vit même, à Toumus, un homme qui présenta de la chair humaine à son étal.


1016 : Robert le Pieux occupe Dijon.
1032 : Avènement du duc Robert 1er.


1033
la récolte surpasse toutes celles que l'on avait jusqu'alors connues. Courtépée nous dit que la mortalité cessa avec les pluies qui avaient amené la famine.

Chalon 1096
Le comte de Chalon paye de son comté sa participation à la 1re croisade.
8000 sols : tel fut, à Chalon, le prix de la croisade que le comte avait entreprise avec Godefroy de Bouillon en Terre Sainte.


Détail plus bas

1049-1100 : Hugues de Semur abbé de Cluny.
1079 :  Fondation de Molesme.
1098 : Fondation de Citeaux.


Bernard de Brancion "Le GROS"

"La Maison de Brancion était autrefois la plus ancienne et la plus illustre du duché de Bourgogne après celle des ducs de Bourgogne et des comtes de Chalon et de Mâcon".

C'est Guichenon qui parlait ainsi d'une famille qui a dominé le Moyen-Age de ses richesses et aussi de ses turbulences.


Dès l'an 1000, le nom figure dans le cartulaire de Cluny. Quelques années plus tard, au milieu du XIe siècle, le surnom de "Gros" était accolé au nom de Bernard de Brancion en raison de l'étendue de ses propriétés les domaines des Brancion s'étendaient très loin, avec Sanvignes, Marcily, Saint-Ambreuil, Luzy, à l'ouest, avec Salins, Château-Chalon..., jusqu'aux premiers contreforts du Jura, à l'est.


Détail du paragraphe "Chalon 1096"

J.-Louis Bazin, dans son Histoire des Evêques de Chalon nous dit le tour que prit l'Histoire; c'était au temps de Pierre l'Ermite et du pape Urbain Il:

"Au temps de l'évêque Gaultier de Couches, l'Europe chrétienne se levait pour courir à la délivrance du Saint Sépulcre et arracher les Lieux saints à la domination musulmane.

Partout sur son passage, Pierre l'Ermite excitait l'enthousiasme des foules par ses récits sur les malheurs des chrétiens d'Orient, et en 1095, le pape Urbain Il vint lui-même précher la croisade à Clermont Ferand. Le comté de Chalon appartenait alors en commun à Guy de Thiers et àGeoffroy de Donzy. Ce dernier prit la croix en 1096 ; avant son départ, il vendit sa portion du comté, c'est-à-dire la portion qu'il avait eue dans le partage du domaine particulier du défunt comte Hugues II, à son oncle Savaric de Donzy dit de Vergy, lequel, voulant aussi probablement prendre part à la croisade, mais n'ayant pas l'argent nécessaire pour cette lointaine expédition, engagea la moitié de son acquisition à l'évêque Gaultier de Couches. Le prix de l'engagement fut de deux cents onces d'or très fin et très pur, chaque once valant quarante sols de la monnaie de ce temps, "et fut faicte la pluspart du payement des lames d'or levées du tableau de lacdite Eglise de Chalon". Les limites acquises par l'évêque de Chalon " furent dès la croix plantées entre le village de Sainct-Marcel, jusques au port de Lus, suyvant le cours d'une petite rivière, dicte au titre latin Talieta (la Thalie). Dès le pont de Deroupt jusques au pont de Champforgeul (Saint-Marcel et Lux, communes du canton Sud et de l'arrondissement de Chalon-sur-Saône ; Droux, hameau de Lux ; Champforgeuil, commune du canton Nord et de l'arrondissement de Chalon-sur-Saône, Saône et Loire), et selon que tout le finage duditlieu s'estend, jusques à la forest dicte Vesvre des Chanoines, en retournant aux croix sus mentionnées " ; les maisons des soldats, le Châteiet de Chalon, les sergents qu'y avait Savaric et les prises justes ou injustes que feraient lesdits sergents sur les biens de Saint-Marcel, en étaient exceptés. Savaric de Donzy dit de Vergy engagea encore à Gaultier de Couches toutes les exactions et les coutumes qu'il avait tant à Saint-Désert qu'à Jambles, mais il retint le revenu qu'il tirait de la justice de Saint-Désert, afin que les chanoines de Saint-Vincent et leurs sujets ne fussent point grevés. En présence de Jocerand de Brancion, évêque de Langres, de Foulques de Réon et de Hugues de Bayacensi, Savaric jura d'entretenir une paix solide et inébranlable avec l'Eglise de Chalon ; sa femme délégua un chevalier nommé Albert pour faire le même serment en son nom. Savaric de Donzy dit de Vergy n'ayant pas remboursé l'argent prêté par Gaultier de Couches, la partie engagée resta la propriété de l'évêché et les évêques prirent alors le titre de comte de Chalon.

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